ETF physique ou synthétique comprendre les deux approches de réplication

Jérémy Barray
2/5/26
3 min read

La réplication physique : détenir les titres de l’indice

Un ETF à réplication physique investit directement dans les actifs composant l’indice suivi, en respectant leur pondération.

Deux modalités principales peuvent être mises en œuvre.

La réplication totale consiste pour le fonds à détenir l’ensemble des titres de l’indice. Par exemple, un ETF répliquant le S&P 500 détient les 500 actions qui composent cet indice.

La réplication par échantillonnage repose sur la détention d’un sous-ensemble représentatif des valeurs de l’indice. Cette méthode est notamment utilisée lorsque l’indice comprend un nombre très élevé de titres ou lorsque la taille du fonds ne permet pas, dans un premier temps, une réplication exhaustive.

L’un des principaux atouts de la réplication physique réside dans sa transparence. Les investisseurs peuvent accéder à la composition détaillée du portefeuille, généralement publiée et mise à jour quotidiennement par l’émetteur.

La réplication synthétique : reproduire la performance par swap

À l’inverse, un ETF synthétique ne détient pas directement les titres de l’indice qu’il réplique. La performance est obtenue par l’intermédiaire d’un contrat financier, appelé swap.

Concrètement, le fournisseur de l’ETF conclut un accord d’échange avec une ou plusieurs banques d’investissement. Ces contreparties s’engagent à verser au fonds la performance de l’indice de référence, en échange de celle d’un panier de substitution détenu à l’actif de l’ETF.

Ce panier est généralement composé d’actions liquides, souvent européennes, sélectionnées afin de respecter les contraintes réglementaires, notamment pour les ETF éligibles au PEA.

La réplication synthétique est fréquemment utilisée pour accéder à des marchés difficiles d’accès ou coûteux à répliquer physiquement, comme certains marchés émergents ou des indices sectoriels spécifiques.

Deux approches complémentaires

Les ETF à réplication physique se distinguent par leur simplicité de lecture et leur transparence : l’investisseur sait précisément quels actifs sont détenus en portefeuille.

Les ETF synthétiques offrent quant à eux une plus grande souplesse et peuvent permettre une réplication plus précise sur des indices complexes ou éloignés, tout en optimisant certains coûts opérationnels.

Dans les deux cas, des acteurs comme Xtrackers by DWS mettent en place des dispositifs stricts de contrôle du risque de contrepartie et assurent un suivi rigoureux de la qualité de la réplication.

Selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), l’exposition au risque de contrepartie liée aux swaps dans un ETF synthétique est en principe limitée à 10 % de l’actif net du fonds, un cadre destiné à renforcer la protection des investisseurs.

En résumé

Réplication physique ou synthétique : deux structures différentes pour un objectif identique, celui de reproduire fidèlement la performance d’un indice.

Le choix entre ces deux approches dépend avant tout de l’indice suivi, du marché ciblé et des préférences de l’investisseur en matière de transparence, de coûts et de structure du fonds.

Le partenariat avec Jérémy Barray est non rémunéré.
Investir comporte un risque de perte en capital.
Ce contenu ne doit pas être interprété comme un conseil en investissement.

Tous les ETF poursuivent un objectif identique : reproduire le plus fidèlement possible la performance d’un indice de référence. Pour y parvenir, deux grandes méthodes de réplication coexistent sur les marchés : la réplication physique et la réplication synthétique. 

La réplication physique : détenir les titres de l’indice

Un ETF à réplication physique investit directement dans les actifs composant l’indice suivi, en respectant leur pondération.

Deux modalités principales peuvent être mises en œuvre.

La réplication totale consiste pour le fonds à détenir l’ensemble des titres de l’indice. Par exemple, un ETF répliquant le S&P 500 détient les 500 actions qui composent cet indice.

La réplication par échantillonnage repose sur la détention d’un sous-ensemble représentatif des valeurs de l’indice. Cette méthode est notamment utilisée lorsque l’indice comprend un nombre très élevé de titres ou lorsque la taille du fonds ne permet pas, dans un premier temps, une réplication exhaustive.

L’un des principaux atouts de la réplication physique réside dans sa transparence. Les investisseurs peuvent accéder à la composition détaillée du portefeuille, généralement publiée et mise à jour quotidiennement par l’émetteur.

La réplication synthétique : reproduire la performance par swap

À l’inverse, un ETF synthétique ne détient pas directement les titres de l’indice qu’il réplique. La performance est obtenue par l’intermédiaire d’un contrat financier, appelé swap.

Concrètement, le fournisseur de l’ETF conclut un accord d’échange avec une ou plusieurs banques d’investissement. Ces contreparties s’engagent à verser au fonds la performance de l’indice de référence, en échange de celle d’un panier de substitution détenu à l’actif de l’ETF.

Ce panier est généralement composé d’actions liquides, souvent européennes, sélectionnées afin de respecter les contraintes réglementaires, notamment pour les ETF éligibles au PEA.

La réplication synthétique est fréquemment utilisée pour accéder à des marchés difficiles d’accès ou coûteux à répliquer physiquement, comme certains marchés émergents ou des indices sectoriels spécifiques.

Deux approches complémentaires

Les ETF à réplication physique se distinguent par leur simplicité de lecture et leur transparence : l’investisseur sait précisément quels actifs sont détenus en portefeuille.

Les ETF synthétiques offrent quant à eux une plus grande souplesse et peuvent permettre une réplication plus précise sur des indices complexes ou éloignés, tout en optimisant certains coûts opérationnels.

Dans les deux cas, des acteurs comme Xtrackers by DWS mettent en place des dispositifs stricts de contrôle du risque de contrepartie et assurent un suivi rigoureux de la qualité de la réplication.

Selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), l’exposition au risque de contrepartie liée aux swaps dans un ETF synthétique est en principe limitée à 10 % de l’actif net du fonds, un cadre destiné à renforcer la protection des investisseurs.

En résumé

Réplication physique ou synthétique : deux structures différentes pour un objectif identique, celui de reproduire fidèlement la performance d’un indice.

Le choix entre ces deux approches dépend avant tout de l’indice suivi, du marché ciblé et des préférences de l’investisseur en matière de transparence, de coûts et de structure du fonds.

Le partenariat avec Jérémy Barray est non rémunéré.
Investir comporte un risque de perte en capital.
Ce contenu ne doit pas être interprété comme un conseil en investissement.

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Dernière modification:
5/2/2026